Mea culpa

, par Pierre

Seigneur, prend pitié de nous, qui avons péché contre la nature. En effet, nous n’avons pas appris à travers ces derniers siècles, à respecter la nature, le cosmos que tu as créés et que tu nous a si généreusement confiés. Seigneur, prends pitié.

Seigneur, prend pitié de nous, qui avons empoisonné l’eau des mers, des lacs et des ruisseaux. Nous te demandons pardon pour tous ces bateaux qui ont échoué leur pétrole, leur poison sur le bord des mers. Pardon pour Prestige, Exxon Valdes, Levoli Sun et Erika. Seigneur, prend pitié.

Seigneur, prend pitié de nous, qui dépeuplons les forêts, les arbres, les plantes. Ces merveilles, tu les as faites si nombreuses, si variées, et pourtant un grand nombre d’entre elles disparaissent chaque année à cause de l’action de l’Homme. Seigneur, prends pitié.

Seigneur, prends pitié de nous pour toutes les fois où nous oublions la dignité de l’animal, pour toutes les fois où nous amenons inconsciemment l’animal à l’abattoir, celui-ci devenant alors l’agneau innocent ! Nous y incluons tous les animaux, victimes de la vivisection et des maltraitances des hommes. Seigneur, prends pitié.

La Confession de Glauberg

Extrait de l’édition de Sept/Oct ’90 de Agscene - journal de Compassion In World Farming.

"La Confession de Glauberg", est une déclaration de théologiens et de pasteurs chrétiens selon laquelle "Nous avons échoué en tant que chrétiens parce que nous avons oublié les animaux... nous n’avons pas... servi nos plus petits frères les animaux", etc.

La Confession déclare un changement d’attitude, appelle l’Église à regagner la confiance des chrétiens qui l’ont quittée en désespérant de son attitude envers les animaux et appelle tous les chrétiens à faire du souci des animaux une question œcuménique.

Originaire d’Allemagne, la Confession a une liste de signataires d’une longueur encourageante. Jusqu’à présent, il n’y a que les noms suivants d’ecclésiastiques britanniques : Le Révérend Lord Soper, le Révérend James Thompson d’Aberdeen, le Révérend Gordon Clark de Tunbridge Wells, le Père Oswald Clarke de Londres, le Révérend Norman Kelly de Rochford, Essex, le Révérend Dr Andrew Linzey de l’Université d’Essex, le Révérend Allan Old d’Edimbourg, le Révérend Eric Taylor de Londres et le Père Trevor Thorpe de North Weald, Essex.

La Confession de Glauberg

Nous confessons devant Dieu, le Créateur des Animaux,
et devant nos semblables :

Nous avons échoué en tant que chrétiens,
parce que nous avons oublié les animaux dans notre foi.

En tant que théologiens, nous n’étions pas prêts à nous opposer
contre les tendances scientifiques et philosophiques
hostiles à la vie
avec la théologie de la création.

Nous avons trahi la mission diaconale de Jésus,
et n’avons pas servi nos plus petits frères, les animaux.

En tant que pasteurs, nous avons eu peur de donner de la place aux animaux
dans nos églises et nos paroisses.

En tant qu’Église, nous sommes restés sourds aux "gémissements"
des animaux maltraités et exploités.

Glauberg, printemps 1988.

De la réparation au pardon

Oh, Créateur céleste, Toi qui pardonnes tout, et qui aimes tout, aide-nous à faire l’expiation auprès des animaux de la terre pour les atrocités commises par les êtres humains à leur égard pendant des siècles.
Relie maintenant nos esprits à leurs esprits afin qu’ils puissent entendre nos cris de douleur et de honte pour ce que nous leur avons fait. Chers frères et sœurs, nous vous avons torturés, battus, tués, sacrifiés, écorchés, tondus, démembrés et mangés.
Nous vous avons méprisés, nous avons ri de votre douleur, nous vous avons enlevé vos enfants, nous vous avons enchaînés, nous vous avons mis en cage, nous vous avons obligés à porter nos fardeaux, nous vous avons affamés, nous vous avons accrochés, nous avons volé vos plumes, vos plaisirs et votre santé mentale. Nous vous avons traités comme des machines sans sentiments, ignorant vos cris, mais nous étions les machines sans sentiments, pas vous. Vous fuyez nos couteaux, et nous vous poursuivons comme si nous avions le droit de prendre votre vie qui vous est si chère. Nous avons profité de votre loyauté, nous vous avons même forcé à vous battre ou à courir jusqu’à la mort
pour nous, pour quelques dollars dans nos poches. Siècle après siècle, vous nous avez donné votre amitié, votre fidélité, votre dévouement, votre travail acharné, et vous qui vivez dans les lieux sauvages, vous nous avez donné des aperçus du ciel dans votre beauté
et nous avez regardé avec les yeux de Dieu.
Pendant tout ce temps, vous nous avez demandé de nous éveiller à notre parenté avec vous. Mais maintenant, nous sommes réveillés et d’autres le sont avec nous. Maintenant, nous vous entendons.
Nous allons de l’avant aujourd’hui, en témoignant de nos atrocités, en témoignant de vos dons infinis pour nous, et en honorant votre nature sacrée.
Et voici notre cadeau pour vous, et voici notre expiation,
que nous marcherons à vos côtés, vous défendant, apprenant aux gens la vérité sur vous, et travaillant pour mettre fin à la violence envers les animaux partout dans le monde. Nous faisons appel à l’univers aimant et à la grâce de Dieu pour nous aider alors que nous, les humains, nous joignons à vous tous pour affirmer l’avènement d’un nouveau jour dans lequel nos cœurs brisés sont guéris par votre pardon, et vos cœurs brisés sont guéris par notre éveil à la Vérité ; et pour affirmer l’aube d’un nouveau Paradis sur Terre dans lequel l’expiation et le pardon sont des éléments essentiels de la vie. Ciel sur Terre dans lequel l’expiation devient le pardon.