Présentation

, par Pierre

LA FRATERNITE

La Fraternité a la particularité d’être composée majoritairement de prêtres et de laïcs au sein des églises Chrétiennes qui souhaitent promouvoir le débat sur l’Animal au sein de leur Église. Elle part du constat que, pour l’Église de ce début du XXIè siècle, du fait de l’ère de l’industrialisation et de sa mondialisation, l’Animal n’occupe plus la place que Dieu lui a accordé, notamment dans les textes fondateurs du Judaïsme et du Christianisme, textes de la Genèse et d’Isaïe.

Son action se veut être fédératrice et représentatrice de tout combat pour la gente animale au sein de l’Eglise Catholique. Elle souhaite être un organe de dialogue ainsi que de médiation pour tout conflit opposant les protecteurs d’animaux à l’Eglise Catholique, particulièrement sa hiérarchie.

De ce fait, la Fraternité encourage ses propres membres à réserver une place, nommément pour les animaux, dans leurs prières.

Qu’est-ce qui motive une association chrétienne à défendre des animaux ?

Nous voulons questionner le silence des églises face à la souffrance animale. Les animaux sont plus souvent absents dans les réflexions théologiques concernant les animaux, comme ils sont absents dans les homélies. Notre motivation est de encourager l’Eglise à se prononcer contre cette souffrance animale et qu’elle puisse inclure les animaux dans leur prières, leur réflexions etc.
La fraternité à travers son site web souhaite informer, questionner mais aussi rassembler tous ces croyants qui aiment les animaux et qui ne se sentent pas soutenus par leur Eglise. Il existe dans la Tradition chrétienne d’autres voix, d’autres voies, qui nous conduisent au respect des créatures non humaines, c’est notre responsabilité de les explorer et de les diffuser. Au sein de notre Eglise nous nous mettons du côté des animaux parce que nous croyons qu’il existe aussi un enseignement de paix et de compassion envers toutes les créatures et pas seulement pour l’homme. Sortir cette enseignement de l’ombre, rendre justice à l’animale et à l’homme de trouver sa juste place… il y a urgence
Nous affirmons clairement que les créatures non humaines n’ont pas été créées pour nous, que leur vie ne nous appartient pas. Tout être vivant a le désir de vivre et cherche à se maintenir en vie. L’animal n’est pas un steak, ni un sac, ni un divertissement. La souffrance des animaux aujourd’ hui est un drame intolérable. Il y a urgence de justice pour ces créatures qui ne viennent au monde que pour être abattues et pour trouver dans ce monde un enfer.
Il est nécessaire de désapprendre les réponses toutes faites et les clichés comme « occupez vous d’abord de la misère humaine ». L’amour ne s’arrête pas a l’homme, ne limitons pas l’immensité de Dieu ni la capacité de places aux Paradis. Ne limitons pas Dieu en lui donnant une échelle humaine.
Être pour les animaux ne veut pas dire être contre les humains. Notre demande est d’étendre également la charité et la compassion chrétienne aux animaux.
Tant de cruauté et de violence dans ce monde est contraire au dessein de Dieu pour ses créatures. Nous voulons inviter les chrétiens à se joindre à ce mouvement contre le mal et l’aveuglement et de travailler pour la justice, la paix et la douceur….
Si Dieu est Amour et le Créateur, il aime toutes ses créatures humaines et non humaines. Il serait contraire à la bonté de Dieu d’avoir crées certaines créatures juste pour en servir d’autres. Dieu n’a pas donné la vie, la sentience a des êtres pour que l’homme les traitent comme des objets.
L’humain, s’il est diffèrent et fait à l’image de Dieu il doit ressembler a cette image d’un Dieu d’amour et de compassion. L’homme a la responsabilité de protection et de service, tel un parent qui veille ses enfants.
Une question de regard, une conversion

  • Nos efforts vont à trouver les moyens de faciliter ce regard de bonté et de douceur envers les animaux, créatures de Dieu, aimé de Dieu et tant maltraité et exploité par l’homme.
    Dans ce monde il y’ a ceux qui voient et ceux qui ne voient pas dans l’animal un être merveilleux une créature précieuse aux yeux de Dieu. Ce regard c’est comme une question de foi.
    Chez certaines personnes cette proximité avec l’animal existe depuis l’enfance pour d’autres c’est de l’ordre d’une conversion d’une révélation. « Et soudain un voile s’est lève, et on voit »…. il n’y a pas de marche arrière. On se sent touché au plus profond de nous même par cet amour, on voit l’animal au-delà de nos yeux avec un regard qui nous renvoie au Créateur. On ressent de l’émerveillement et de l’amour envers ses créatures, un amour qui nous transcende et qui nous percent. C’est l’amour de Dieu en nous et qui déborde vers sa création.

    Ses actions

La Fraternité a pour objectif d’être un relaie d’information ainsi qu’un lieu de questionnement et de réflexion.
Nous travaillons à la création d’un réseau de chrétiens qui agissent pour les animaux. Il est important de communiquer entre nous et de nous rassembler pour agir ensemble et favoriser l’émergence et le développement d’une Théologie de l’animal.
Une campagne destinée à interpeller les prêtres et les évêques qui participent aux corridas et bénissent les arènes, lieux de maltraitante animale. Ces corridas ont lieu pendant les festivités en l’honneur d’un saint de lEglise. Le soutien de l’Eglise Catholique avec ces événements nous semblent un contre témoignage évident d l’idée que nous nous faisons de Dieu Créateur.
Un campagne d’information et de sensibilisation avant et pendant le Carême autour de la tradition consistant à consommer un agneau à l’occasion de Pâques, en référence à la figure biblique de l’agneau pascale. Il s’agit là encore d’une tradition populaire en opposition directe avec la signification de Pâques mais qui laisse pourtant perdurer l’Eglise.
Messe de Bénédiction des animaux chaque année en octobre à Lausanne, Suisse.

SES OBJECTIFS

  • Elle met à disposition des documents pouvant faciliter toute organisation de célébration liturgique, telle messe et bénédiction, avec les animaux.
  • Elle promeut toute recherche éthique et théologique pour la création d’une « nouvelle morale » incluant aussi les animaux.
    Cette « nouvelle morale » s’appuierait entre autres sur des philosophes tels Théodore Monod et Albert Schweitzer et sur des théologiens tels Andrew Linzey, David Clough.
  • Elle encourage, tout en reconnaissant les difficultés et l’impossibilité pour certains de ses membres à le faire, l’élimination progressive de toute alimentation carnée dans leur nourriture quotidienne.
  • Elle soutient dans la mesure de ses possibilités, des actions concrètes, des projets déjà existants, telles des Associations de protection animale, des SPA, des maisons de retraites pour animaux, ainsi que des associations diverses luttant contre des souffrances animales.

SES MEMBRES

Des prêtres et des pasteurs qui n’acceptent pas l’intolérable, à savoir que les animaux soient considérés comme des marchandises. L’homme n’a pas à en disposer arbitrairement.
Des soeurs et religieuses qui reconnaissent une dignité propre à l’animal, dignité indépendante de celle de l’Homme et fondée sur Dieu.
Des laïcs chrétiens engagés, nos sympathisants, mais également dans d’autres confessions et religions, qui souhaitent que l’Homme moderne change son regard à l’égard de la Création, et, en particulier, à l’égard du règne animal.

SON PRESIDENT FONDATEUR

La Fraternité-Association est fondée dès la mise en route de son site web, courant été 2004. Elle a pour titre :

Fraternité Sacerdotale Internationale Pour le Respect de l’AnimalRetour ligne automatique
Association de Religieux(ses), Prêtres diocésains et DiacresRetour ligne automatique
pour plus de respect du règne animal au sein de l’Eglise Catholique.

La Fraternité a été re-fondée en 2017 par l’abbé Olivier Jelen est Estela Torres. Le siège sociale est à Lyon, France. La Fraternité est connue aujourd’hui comme FRA-Fraternité pour le Respect Animal.

©Animal Respect Catholique


Abbé JELEN Olivier ; école en France et en Suisse ; historien de formation (licence en Histoire Générale, Faculté des Lettres, Université de Genève 1996).

Supplément de licence en allemand (1995) ; étudiant aux Universités de Fribourg (Faculté de Théologie et diplôme de Maîtrise Gymnasiale - DMG) et à Rome (Université Pontificale de l’Antonianum et Institut Pontifical des Sciences Arabes et Islamiques - PISAI).

Ordonné diacre en décembre 2001 (Genève) ; prêtre en juin 2002 (Villeneuve) ; vicaire des paroisses de Montreux et Villeneuve ; aumônier des jeunes du décanat de la Riviera Vaudoise. En 2005, prêtre fidei donum en RCA (République de Centre Afrique). Enseignant au grand séminaire de Bangui et membre de l’équipe de professeurs.
Aumônier National de la JEC centre-africaine. Vicaire à la Cathédrale de Bangui. Dès 2009 de retour en Suisse, curé de différents villages de la campagne Genevoise. (Meinier, Gy, Jussy Corsier, Hermance, Anières).
Fondateur de l’association Foyer de l’espérance

Membre de la SES (Société des Etudiants Suisses), du Kolping, de la Fraternité Franciscaine. Ancien président de la JEC-Suisse, ancien permanent cantonal de la JEC-Genevoise, ancien président de l’Helvetia Romana (SES) et de la Commission Foi et Vie (SES), membre de AKUT-Suisse et de l’Association Catholique pour le Respect de la Création Animale.

©Animal Respect Catholique